“Mutabarija” est la phonétique du mot arabe « متبرجة » (mutabarrija), qui désigne une femme qui laisse apparaître ses parures ou ses attraits devant des hommes étrangers, c’est-à-dire ce qui relève de la ‘awra ou ce qui attire le regard (cheveux, formes, etc.).
Aujourd’hui, ce terme est souvent utilisé de manière péjorative pour qualifier et dénigrer des femmes jugées comme manquant de pudeur, notamment celles qui ne portent pas le voile.
Le comportement juste n’est pas d’humilier, mais de conseiller avec douceur, sagesse et sincérité, comme l’ont rappelé les savants.
Voyons maintenant ce que disent réellement les textes et les savants sur le “tabarruj” (c’est-à-dire le fait de s’exposer et de montrer sa beauté de manière visible) et la manière de s’en préserver.
Avis du Sheikh Ibn Baz
La question :
Nous voyons dans notre travail en tant que médecins dans les cliniques, certaines femmes qui se dévoilent (mutabarijât). Sommes-nous tenus de les conseiller obligatoirement ?
La réponse :
Oui, il vous incombe, ainsi qu’au responsable (le directeur), de conseiller, et même d’interdire cela. Celui qui en a la capacité, comme le directeur, doit empêcher cela et faire en sorte qu’elles portent un vêtement sans exhibition, qu’elles se couvrent, se voilent et y prêtent attention, afin qu’elles ne tentent pas (les autres) et ne soient pas tentées. Cela est une obligation.
Elle doit porter un vêtement sans tentation, couvrir son visage soit avec un khimar, soit avec un niqab, ne laissant apparaître que les yeux. Elle doit également faire attention à ses mains, ne rien montrer qui puisse tenter les gens, ni ses pieds, mais être entièrement couverte, afin d’être éloignée des causes de tentation.
Il incombe aussi au responsable, le directeur ou son représentant, de l’en empêcher. Quant au médecin, il doit la conseiller et la mettre en garde contre cet acte. Allah dit (sens du verset) :
« Et ne vous exhibez pas à la manière des femmes de l’époque préislamique » (Sourate Al-Ahzab, 33).
L’exhibition de l’époque de l’ignorance consiste à montrer certains atouts, comme les cheveux, le visage, la poitrine, les pieds ou autre.
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Fatwa de la Commission Permanente d’Arabie-Saoudite
Question :
Une femme prie, veille assidûment à la prière et jeûne, mais elle se dévoile. Fait-elle partie de celles qui commettent des grands péchés, ou est-elle simplement désobéissante ?
Réponse :
La femme qui persévère dans les actes d’obéissance, comme la prière, le jeûne et autres, est récompensée pour cela.
Mais elle est tenue pour responsable du péché qu’elle commet par le tabarruj, le dénudement et le fait de montrer ses attraits aux hommes. Cela fait même partie des grands péchés.
Si elle meurt sans s’être repentie, son affaire revient à Allah : s’Il veut, Il la châtie ; et s’Il veut, Il lui pardonne.
Signé : ‘Abd Allâh ibn Ghadayyân, ‘Abd ar-Razzâq ‘Afîfî, ‘Abd al-‘Azîz ibn ‘Abd Allâh ibn Bâz
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